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Historique

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Tout a commencé pendant les obsèques de Reda qui s‘est donné la mort le 5 février 2009. Ce même jour se déroulait la Journée Internationale de Prévention du Suicide. Coïncidence ?
Pendant ces 3 jours, des adolescents arrivaient en groupe nous présenter leurs condoléances. Nous nous installions dans un petit salon à l’écart des autres visiteurs, Ali, quelques proches et moi. Les plus jeunes étaient souvent accompagnés de leurs parents.

L’émotion éveillée par la disparition tragique de Reda était très forte mais la présence émue de tous ces adolescents donnait aux obsèques une dimension inhabituelle.
Tous, qu’ils aient 12 ou 18 ans, avaient le visage tendu, les lèvres serrées, le regard implorant je ne sais quoi.
Nous savions que nombre d’entre eux culpabilisaient. Ils nous l’ont dit et redit.
Ils parlaient, parlaient, parlaient. Ils semblaient parler ainsi pour la première fois. Une confidence en amenait une autre. Leurs expériences se partageaient, leurs histoires se ressemblaient, leur visage se détendait.
Leur soulagement visible n’avait d’égal à ce moment là que notre incrédulité face à l’aveuglement dans lequel nous étions.

Nous écoutions. Et nous réalisions avec effroi combien dense était le mutisme dans lequel ils vivaient sans même s’en rendre compte.

Nous étions sous un nouveau choc. Ces jeunes nous révélaient un monde de souffrance silencieuse qui était leur quotidien et dont nous ignorions jusqu’à l’existence. Comment, vivant avec nous, étaient-ils capables de nous cacher tout un pan de leur vie ? Cette tranche de vie qu’ils nous révélaient, si différente, si troublante, si dure ? Pourquoi n’avions-nous pas su avant ? Comment en étions-nous arrivés là ?
Nous ne pouvions nous pencher sur les raisons multiples à ces instants là.

A peine soulagés de ces révélations, l’autre question s’imposait à eux, toujours : Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça? Je devinais ce que disait leur silence : « Est-ce que moi aussi je risque de vivre ca ? Je souffre, est ce que ça veut dire que je peux également en arriver là ?
Quelle impuissance, quelle frustration à ne pouvoir leur offrir de réponse simple, juste, concrète, rassurante.
Étrangement, nous devenions, au-delà de notre propre volonté, dépositaires de leurs confidences…

Face à cette confiance exprimée, j’ai ressenti l’inexplicable besoin de retrouver ces adolescents. Ils étaient partis avec tant de questionnements, d’émotions, et pour certains avec encore plus de souffrance.
Une première idée d’hommage à Reda à son collège s’est imposée.

La cérémonie eu lieu le 14 février, le jour de la fête de l’amour. Coïncidence ?

A l’image de Reda, la cérémonie s’est déroulée dans la sérénité, habillant la douleur d’amour, de douceur, de compassion et de solidarité.
La cérémonie avait matérialisé l’orientation de l’action que nous devions mener. Il nous fallait concevoir un espace d’expression et d’espoir pour les adolescents en questionnement ou en souffrance.
Eveilleur de consciences, nous allons agir pour que tous trouvent désormais toujours un cœur ouvert pour les accueillir.
Nous adultes, aujourd’hui nous savons.

Nous travaillons pour les accompagner dans l’amour et la responsabilité, pour qu’ils puissent tous traverser cette partie si vulnérable de la vie qui est la leur aujourd’hui.

C’est la raison d’être de l’association Sourire de Reda.

Voir l’hommage à Reda : https://www.youtube.com/watch?v=j_SSlbEJIM8)

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